Jamais trop tôt…
3 octobre 2009... pour débuter en photo ;-)
Les premiers ours que nous rencontrons sont des… oursons ! Bien sûr, maman n’était pas loin et a d’ailleurs su s’y prendre pour nous éloigner (quelques grognements ont suffi).
Durant toute cette journée, les ours ont adopté des attitudes… variées. Parfois comiques.
Celui-là n’aimait pas du tout le bruit de mon déclencheur. Et me le faisait bien sentir.
Forcément, ours brun + saumon bien rouge = photogénique
PS : ces saumons sont rouges car très “matures” comme on dit. Sans goût pour nous, ils satisfont en revanche les ours.
Ils sont parfois passés très près. Consigne du guide : “restez groupés et parlez ! Identifiez-vous comme humains !”
L’ours derrière et les saumons devant qui tentent de lui échapper.
Un “Run” que nous avons pu observer de nombreuses fois. Et une de mes photos préférées.
L’ours brun n’est pas toujours… brun. De nombreuses variantes existent. On dit de celui-ci qu’il est “blond”.
J’aime pas trop quand il me renifle comme ça. En même temps, c’est plutôt bon signe : il prend le temps de m’identifier comme “humain-moins-bon-que-le-saumon”
La hiérarchie est assez stricte. Tant que le “senior” devant n’a pas attrapé son poisson, le plus jeune attend sagement derrière…
Au fait, Katmai, vu d’en haut, ça ressemble à ça.
L’hydravion. Un “De Havilland” spécialement conçu pour ce genre de terrain. Pour décoller, une vitesse de 80 km/h et 100 mètres lui suffisent. Ne pas oublier de l’amarrer avant de partir à la rencontre des ours
Le lieu : camping de la Russian River, emplacement 66 (prédestiné ?)
Le moment : fin de dîner vers 20 heures, Cyril et Valérie face à face dans le Truck Camper.
Valérie, jetant un coup d’oeil par la fenêtre, dit : “Tiens, y a un gros chien qui passe.”
Cyril se retourne vers la porte grande ouverte et dit : “… !!!!! ”
Vous l’aurez compris, ce n’était pas un chien mais un ours brun (appelé “grizzly” dans l’intérieur du pays). Nous étions en haut, dans la cabine du Camper et lui en bas du petit escalier pliant qui se déploie pour y accéder. Seule séparation : deux mètres et la moustiquaire. Il faisait en effet bien beau et j’avais laissé la porte ouverte pour que le soleil me chauffe le dos… Je crois que j’ai perdu mon bronzage dans la seconde tout en sursautant (ou frissonnant ?). L’ours, manifestement surpris aussi, a fait un petit bon en arrière.
J’ai pensé me semble-t-il :
”Il va tout de même pas monter l’escalier ?!” (crainte légitime)
”Je vais fermer la porte ! Pas possible ! Faudrait que je sorte d’abord !” (première pensée stupide)
”Avec quoi on peut faire une barricade ?! Nos sacs à dos ?” (deuxième pensée stupide)
Et puis ces pensées à peine formulées, l’ours a tranquillement pris la direction de la rivière (et celle du saumon), doucement, tout en nous jetant régulièrement des regards. Nous on est restés plantés là, avec pour seul souvenir tangible de son passage des jambes flageolantes.
Plus tard, Valérie a souhaité achever la journée par une balade digestive. J’avais comme un doute mais bon… La balade a été vite écourtée lorsque des pêcheurs, un autre ours brun sur les talons (et de fait, le plantigrade gambadait quelques mètres derrière eux), nous ont vivement conseillé de les accompagner dans leur fuite. C’est décidé : demain, on change de camping. J’aime bien trouver les ours mais seulement quand je les cherche ![]()
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PS 1 : pour le dîner on avait hésité entre saumon (grillé dehors sur un feu) ou pâtes. On a retenu la seconde option. Bon choix. La première aurait sans doute prolongé notre conversation avec l’ours.
PS 2 : j’ai averti les premiers rangers rencontrés. M’ont dit que les “cousins” de notre ours brun étaient sans doute dans le coin. M’ont conseillé d’acheter un “Pepper Spray” (bombe à poivre anti-ours) et de ne plus le quitter. Mouais… A utiliser avec précaution, le vent tourne souvent ici…
Le “Spit” de Homer ou comment héberger un bout de ville sur une moraine.
PS : comme d’hab, pour les cadrages dignes de ce nom, faudra attendre le retour à Paris. Là je traite (surtout je sauvegarde !) les photos en express avec Picmachinchose depuis la cabine du Truck Camper.
On a l’esprit de compétition à Homer. 1000 dollars à celui qui rapporte le plus gros flétan. Celui-ci pèse 40 kg. Un petit gabarit. Le record enregistré ce mois-ci flirte avec les 200 kg.
La vue que nous avons depuis le camping en ouvrant la porte du truck camper.
Un visiteur du soir qui s’est posé juste en face de nous.
Je ne me lasse pas de voir planer ces “Bald Eagles”.
Pas facile de prendre la mesure, même avec un bateau en point de repère
Impressionnant les “coups de fusil” des glaciers qui se fracassent.
PS : Normalement sur cette photo, on voit la mer. Mais Picasa et ses exports de m… en a décidé autrement – Lightroom me manque…
Forcément, on croise des choses sur les rochers proches .
PS : merci à cet oiseau pour s’être inscrit dans le champ quand il fallait.
Et d’autres choses en mer.
Photo quasi-rituelle mais pas sans plaisir.
Sur ce retour au bercail. Ce soir on dort là ! Pour ne pas perdre la mer de vue
Sur le port, les trophées du jour….
Après la pêche, la découpe !
Une couleur qui met en appétit, non ?
Dans la vie, y’a pas que le saumon. Faut aussi penser au Halibut (le flétan). En Fish & Chips, c’est rudement bon… D’ailleurs, j’y cours !
Bird Creek, au Sud d’Anchorage. Aussitôt le boulot fini, les locaux affluent.
Voici un exemple type (en taille) de ce que l’on attrape. Plutôt correct, non ?
Moi : Voilà, je passe vous voir parce que mon pneu a quasiment explosé, que j’ai dû le faire changer, qu’un gars sourd comme un pot m’a mis un pneu du même modèle mais usagé et que…
Lui : Et alors ?
Moi : Ben… Je me suis dit que vous voudriez peut-être vérifier que tout était ok…
Lui : Si t’es arrivé là, c’est que ton truck roule encore.
Moi : Oui c’est sûr. Mais je me demandais…
Lui : Si on va te mettre un nouveau pneu ? Sûrement pas. Nos pneus, nous, on les use tant qu’on peut. Neuf ça coûte cher.
Moi : Je comprends mieux pourquoi le mien a explosé. Donc, on vérifie rien et je repars ?
Lui : Tu viens d’où ?
Moi : Du Nord. De Denali.
Lui : C’est beau là-bas. T’as bien fait d’y aller. T’as vu des ours ?
Moi : Ben ouais. Pas mal et…
Lui : Tu vas où ?
Moi : Au Sud.
Lui : Tu vas pêcher alors ?
Moi : Non, j’ai pas vraiment l’équipement ni…
Lui : Tu vas au Sud et tu vas pas pêcher ! C’est bizarre. T’aimes le saumon au moins ?
Moi : Ah ça oui, j’aime le saumon mais pour revenir à mon pneu…
Lui : Alors suis moi !
Presque en courant, mon loueur-biker-trappeur m’emmène alors dans son garage où, au milieu des outils et camions désossés, trône un immense congélateur blanc. Il rentre littéralement dedans, en ressort avec 2 sacs et me les mets dans les bras.
Lui : Tiens, v’là du saumon que j’ai pêché. Au moins tu sauras quel goût ça a si t’en pêches pas.
Moi : Ben… Je sais pas quoi dire… Euh… Merci. C’est vraiment gentil… Et pour…
Lui : Ton pneu ? T’inquiète. Roule doucement et t’iras au bout du voyage. Allez, Salut.
L’arrêt a duré 5 min chrono en main. Précisons que la pression du pneu a tout de même été vérifiée – j’ai insisté. Nous avons donc repris la route avec 1/2 kg de saumon dans le frigo. Et avec le même pneu.
Direction la péninsule du Kenai, via une route qui suit le chemin de fer ou vice-versa, d’où la photo. De fait, le coin regorge de spots pour les pêcheurs. Nous on va surtout y chercher de nouvelles perspectives et de nouvelles couleurs…
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