Débuter la Photo

Jamais trop tôt…

3 octobre 2009
... pour débuter en photo ;-)

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De retour. Aïe.

12 septembre 2009
Revenir serait difficile. C'était une évidence. C'est aujourd'hui une réalité ;-) Heureusement, le travail d'editing/affinage des photos est une heureuse façon de prolonger le voyage. Ci-dessous donc, les liens vers trois albums. Quelques photos sélectionnées et retouchées. Avec modération.

Katmai

Les premiers ours que nous rencontrons sont des… oursons ! Bien sûr, maman n’était pas loin et a d’ailleurs su s’y prendre pour nous éloigner (quelques grognements ont suffi).

Katmai

Durant toute cette journée, les ours ont adopté des attitudes… variées. Parfois comiques.

Katmai

Celui-là n’aimait pas du tout le bruit de mon déclencheur. Et me le faisait bien sentir.

Katmai

Forcément, ours brun + saumon bien rouge = photogénique
PS : ces saumons sont rouges car très “matures” comme on dit. Sans goût pour nous, ils satisfont en revanche les ours.

Katmai

Ils sont parfois passés très près. Consigne du guide : “restez groupés et parlez ! Identifiez-vous comme humains !”

Katmai

L’ours derrière et les saumons devant qui tentent de lui échapper.
Un “Run” que nous avons pu observer de nombreuses fois. Et une de mes photos préférées.

Katmai

L’ours brun n’est pas toujours… brun. De nombreuses variantes existent. On dit de celui-ci qu’il est “blond”.

Katmai

J’aime pas trop quand il me renifle comme ça. En même temps, c’est plutôt bon signe : il prend le temps de m’identifier comme “humain-moins-bon-que-le-saumon”

Katmai

La hiérarchie est assez stricte. Tant que le “senior” devant n’a pas attrapé son poisson, le plus jeune attend sagement derrière…

Katmai

Au fait, Katmai, vu d’en haut, ça ressemble à ça.

Katmai

L’hydravion. Un “De Havilland” spécialement conçu pour ce genre de terrain. Pour décoller, une vitesse de 80 km/h et 100 mètres lui suffisent. Ne pas oublier de l’amarrer avant de partir à la rencontre des ours ;-)

Une journée au paradis chez les ours

7 août 2009
On en rêvait depuis longtemps. Nous l'avons fait : passer une journée à Katmai. Un parc national qui présente plusieurs particularités :
1 - Aucune route n'y mène. Il faut donc opter pour le bateau (c'est long...) ou l'hydravion (plus rapide et vous pose au beau milieu)
2 - L'espace est totalement sauvage. Aucune piste, même pour les randonneurs. Seule la toundra occupe le champ de vision. Et c'est grand, très grand. Les animaux qui y évoluent n'en connaissent pas eux-mêmes les frontières.
3 - C'est l'une des zones de concentration des plus grands ours bruns. Ceux qui ont le privilège de se nourrir de saumons.

Problème : se rendre à Katmai n'est pas chose aisée. Il faut d'abord trouver des places à bord d'un hydravion. Pas facile, les places sont chères (au sens propre et figuré). En août par exemple, j'ai compté que 40 à 50 personnes par jour peuvent y accéder par hydravion. Ensuite, il faut que la météo soit de la partie. Ce qui demande de la patience... Certains essayent d'y aller une fois, deux fois, trois fois ou plus sans pouvoir se poser sur l'un des lacs. Dans notre cas, la deuxième tentative fut la bonne. Lors de la première, le pilote n'a pas pu trouver une brèche dans les nuages pour ensuite zigzaguer à vue entre les montagnes et trouver où se poser. Mais deux jours plus tard, quand nous avons réessayé, un ciel bleu immaculé nous attendait.

Le pilote a donc pu nous poser. Et ensuite, ce fut... le paradis. Bien loin de nos expériences précédentes, nous avons pu observer les ours dans des conditions idéales, le terrain nous permettant de nous placer assez près (environ 50 mètres, parfois moins) tout en offrant des protections naturelles. Surtout, les ours sont si affairés à s'occuper des poissons que les humains sont pour eux très secondaires.

Comment résumer la journée ? Je n'ai pas un goût prononcé pour les superlatifs. On va donc éviter. Disons seulement que nous allons revivre longtemps et souvent cette journée. En parlant d'images, en ayant pris soin d'effacer immédiatement ce qui n'était pas exploitable, je rapporte environ 300 photos de cette journée à Katmai. Les week-ends à Paris vont être occupés ;-)

Ci-contre, un premier zapping.
Enjoy.

PS 1 : le retour à Paris approche. Pas sûr de mettre à jour le blog à nouveau d'ici là. Je vais déconnecter une dernière fois avant de rempiler. Et puis, ces images de Katmai, c'est une bonne manière de clôturer le périple (au moins sur ce blog) non ?

PS 2 : Merci pour vos commentaires (sur le blog, sur Facebook) et pour vos mails. Cela aussi a donné une dimension particulière à ce voyage.

Loutre

Kayak dans la baie de Kachemak

6 août 2009
On se plaît vraiment beaucoup à Homer.
Pour explorer la zone, et notamment la baie de Kachemak, on a opté pour le Kayak. L'occasion d'approcher de plus près nos amies les loutres.
Et aussi de discuter avec Brad, notre guide. Rendez-vous avait été pris sur une île près de laquelle habite l'intéressé. Toujours instructif de converser avec un gars qui n'a pas vu un poste TV depuis 1982.

Ours brun

Le lieu : camping de la Russian River, emplacement 66 (prédestiné ?)
Le moment : fin de dîner vers 20 heures, Cyril et Valérie face à face dans le Truck Camper.

Valérie, jetant un coup d’oeil par la fenêtre, dit : “Tiens, y a un gros chien qui passe.”
Cyril se retourne vers la porte grande ouverte et dit : “… !!!!! ”

Vous l’aurez compris, ce n’était pas un chien mais un ours brun (appelé “grizzly” dans l’intérieur du pays). Nous étions en haut, dans la cabine du Camper et lui en bas du petit escalier pliant qui se déploie pour y accéder. Seule séparation : deux mètres et la moustiquaire. Il faisait en effet bien beau et j’avais laissé la porte ouverte pour que le soleil me chauffe le dos… Je crois que j’ai perdu mon bronzage dans la seconde tout en sursautant (ou frissonnant ?). L’ours, manifestement surpris aussi, a fait un petit bon en arrière.

J’ai pensé me semble-t-il :
”Il va tout de même pas monter l’escalier ?!” (crainte légitime)
”Je vais fermer la porte ! Pas possible ! Faudrait que je sorte d’abord !” (première pensée stupide)
”Avec quoi on peut faire une barricade ?! Nos sacs à dos ?” (deuxième pensée stupide)

Et puis ces pensées à peine formulées, l’ours a tranquillement pris la direction de la rivière (et celle du saumon), doucement, tout en nous jetant régulièrement des regards. Nous on est restés plantés là, avec pour seul souvenir tangible de son passage des jambes flageolantes.

Plus tard, Valérie a souhaité achever la journée par une balade digestive. J’avais comme un doute mais bon… La balade a été vite écourtée lorsque des pêcheurs, un autre ours brun sur les talons (et de fait, le plantigrade gambadait quelques mètres derrière eux), nous ont vivement conseillé de les accompagner dans leur fuite. C’est décidé : demain, on change de camping. J’aime bien trouver les ours mais seulement quand je les cherche ;-)
++

PS 1 : pour le dîner on avait hésité entre saumon (grillé dehors sur un feu) ou pâtes. On a retenu la seconde option. Bon choix. La première aurait sans doute prolongé notre conversation avec l’ours.

PS 2 : j’ai averti les premiers rangers rencontrés. M’ont dit que les “cousins” de notre ours brun étaient sans doute dans le coin. M’ont conseillé d’acheter un “Pepper Spray” (bombe à poivre anti-ours) et de ne plus le quitter. Mouais… A utiliser avec précaution, le vent tourne souvent ici…

Trouille

4 août 2009
Bon, ben, fallait bien que ça arrive...
Cette photo a été prise plus tard dans la soirée, après l'événement relaté ci-contre.

Homer

Le “Spit” de Homer ou comment héberger un bout de ville sur une moraine.
PS : comme d’hab, pour les cadrages dignes de ce nom, faudra attendre le retour à Paris. Là je traite (surtout je sauvegarde !) les photos en express avec Picmachinchose depuis la cabine du Truck Camper.

Homer

On a l’esprit de compétition à Homer. 1000 dollars à celui qui rapporte le plus gros flétan. Celui-ci pèse 40 kg. Un petit gabarit. Le record enregistré ce mois-ci flirte avec les 200 kg.

Homer

La vue que nous avons depuis le camping en ouvrant la porte du truck camper.

Homer

Un visiteur du soir qui s’est posé juste en face de nous.

Homer

Je ne me lasse pas de voir planer ces “Bald Eagles”.

Homer, ville sp(l)itée

4 août 2009
Drôle de coin que Homer. Une partie de la ville, dite le "Spit", est hébergée sur une langue de terre qui est en fait la moraine d'un ancien glacier. Homer est connu pour ses prises records de flétan (en termes de taille et de poids) et aussi pour être un des principaux points de départ des expéditions en hydravion vers le parc national de Katmai et ses colonies d'ours.

Seward Glaciers

Pas facile de prendre la mesure, même avec un bateau en point de repère

Seward Glaciers

Impressionnant les “coups de fusil” des glaciers qui se fracassent.
PS : Normalement sur cette photo, on voit la mer. Mais Picasa et ses exports de m… en a décidé autrement – Lightroom me manque…

Seward Glaciers

Forcément, on croise des choses sur les rochers proches .
PS : merci à cet oiseau pour s’être inscrit dans le champ quand il fallait.

Seward Glaciers

Et d’autres choses en mer.

Seward Glaciers

Photo quasi-rituelle mais pas sans plaisir.

Seward Glaciers

Sur ce retour au bercail. Ce soir on dort là ! Pour ne pas perdre la mer de vue ;-)

Sortie en mer

3 août 2009
Chance : alors qu'il pleuvait depuis 13 jours à Seward, le lendemain de notre arrivée le soleil pointe ses rayons. Une raison de plus d'embarquer pour une tournée des glaciers du coin.

Seward

Sur le port, les trophées du jour….

Seward

Après la pêche, la découpe !

Seward

Une couleur qui met en appétit, non ?

Seward

Dans la vie, y’a pas que le saumon. Faut aussi penser au Halibut (le flétan). En Fish & Chips, c’est rudement bon… D’ailleurs, j’y cours !

Seward ou la fête du poisson

2 août 2009
Stop à Seward, niché dans "Resurrection Bay" (quel nom !), un port depuis lequel nous pourrons explorer les fjords du Kenai. En attendant le départ en bateau, on se régale du spectacle de ce petit port qui vit au rythme des retours des bateaux de pêche.

Bird Creek

Bird Creek, au Sud d’Anchorage. Aussitôt le boulot fini, les locaux affluent.

Saumon

Voici un exemple type (en taille) de ce que l’on attrape. Plutôt correct, non ?

Au royaume des pêcheurs

30 juillet 2009
La route vers Kenai à peine entamée que la moindre crique grouille de pêcheurs à toute heure de la journée (et de la nuit ?). Faut dire que le saumon est là et bien là : les lignes se tendent dans la minute qui suit leur mise à l'eau. Les prises possibles étant limitées (3 par jour et par pêcheur dans la crique de la photo), la plupart des poissons, après une bonne frayeur, sont remis à l'eau.

Vers Kenai

Moi : Voilà, je passe vous voir parce que mon pneu a quasiment explosé, que j’ai dû le faire changer, qu’un gars sourd comme un pot m’a mis un pneu du même modèle mais usagé et que…
Lui : Et alors ?
Moi : Ben… Je me suis dit que vous voudriez peut-être vérifier que tout était ok…
Lui : Si t’es arrivé là, c’est que ton truck roule encore.
Moi : Oui c’est sûr. Mais je me demandais…
Lui : Si on va te mettre un nouveau pneu ? Sûrement pas. Nos pneus, nous, on les use tant qu’on peut. Neuf ça coûte cher.
Moi : Je comprends mieux pourquoi le mien a explosé. Donc, on vérifie rien et je repars ?
Lui : Tu viens d’où ?
Moi : Du Nord. De Denali.
Lui : C’est beau là-bas. T’as bien fait d’y aller. T’as vu des ours ?
Moi : Ben ouais. Pas mal et…
Lui : Tu vas où ?
Moi : Au Sud.
Lui : Tu vas pêcher alors ?
Moi : Non, j’ai pas vraiment l’équipement ni…
Lui : Tu vas au Sud et tu vas pas pêcher ! C’est bizarre. T’aimes le saumon au moins ?
Moi : Ah ça oui, j’aime le saumon mais pour revenir à mon pneu…
Lui : Alors suis moi !
Presque en courant, mon loueur-biker-trappeur m’emmène alors dans son garage où, au milieu des outils et camions désossés, trône un immense congélateur blanc. Il rentre littéralement dedans, en ressort avec 2 sacs et me les mets dans les bras.
Lui : Tiens, v’là du saumon que j’ai pêché. Au moins tu sauras quel goût ça a si t’en pêches pas.
Moi : Ben… Je sais pas quoi dire… Euh… Merci. C’est vraiment gentil… Et pour…
Lui : Ton pneu ? T’inquiète. Roule doucement et t’iras au bout du voyage. Allez, Salut.

L’arrêt a duré 5 min chrono en main. Précisons que la pression du pneu a tout de même été vérifiée – j’ai insisté. Nous avons donc repris la route avec 1/2 kg de saumon dans le frigo. Et avec le même pneu.
Direction la péninsule du Kenai, via une route qui suit le chemin de fer ou vice-versa, d’où la photo. De fait, le coin regorge de spots pour les pêcheurs. Nous on va surtout y chercher de nouvelles perspectives et de nouvelles couleurs…
++

Dialogue du Grand Nord

29 juillet 2009
Comme prévu, petit stop à Anchorage avant de continuer plus au Sud vers la péninsule de Kenai. But du jeu : faire vérifier par le loueur de l'éclopé (c'est ainsi désormais que j'appelle le truck camper) l'installation du pneu de rechange. Ci-contre donc mon dialogue avec le représentant du loueur, un gars dont le look semblait hésiter entre celui d'un biker et d'un trappeur. Dialogue "authentique", comme on dit, je tiens à le souligner.