Ours brun

Le lieu : camping de la Russian River, emplacement 66 (prédestiné ?)
Le moment : fin de dîner vers 20 heures, Cyril et Valérie face à face dans le Truck Camper.

Valérie, jetant un coup d’oeil par la fenêtre, dit : « Tiens, y a un gros chien qui passe. »
Cyril se retourne vers la porte grande ouverte et dit : « … !!!!!  »

Vous l’aurez compris, ce n’était pas un chien mais un ours brun (appelé « grizzly » dans l’intérieur du pays). Nous étions en haut, dans la cabine du Camper et lui en bas du petit escalier pliant qui se déploie pour y accéder. Seule séparation : deux mètres et la moustiquaire. Il faisait en effet bien beau et j’avais laissé la porte ouverte pour que le soleil me chauffe le dos… Je crois que j’ai perdu mon bronzage dans la seconde tout en sursautant (ou frissonnant ?). L’ours, manifestement surpris aussi, a fait un petit bon en arrière.

J’ai pensé me semble-t-il :
« Il va tout de même pas monter l’escalier ?! » (crainte légitime)
« Je vais fermer la porte ! Pas possible ! Faudrait que je sorte d’abord ! » (première pensée stupide)
« Avec quoi on peut faire une barricade ?! Nos sacs à dos ? » (deuxième pensée stupide)

Et puis ces pensées à peine formulées, l’ours a tranquillement pris la direction de la rivière (et celle du saumon), doucement, tout en nous jetant régulièrement des regards. Nous on est restés plantés là, avec pour seul souvenir tangible de son passage des jambes flageolantes.

Plus tard, Valérie a souhaité achever la journée par une balade digestive. J’avais comme un doute mais bon… La balade a été vite écourtée lorsque des pêcheurs, un autre ours brun sur les talons (et de fait, le plantigrade gambadait quelques mètres derrière eux), nous ont vivement conseillé de les accompagner dans leur fuite. C’est décidé : demain, on change de camping. J’aime bien trouver les ours mais seulement quand je les cherche ;-)
++

PS 1 : pour le dîner on avait hésité entre saumon (grillé dehors sur un feu) ou pâtes. On a retenu la seconde option. Bon choix. La première aurait sans doute prolongé notre conversation avec l’ours.

PS 2 : j’ai averti les premiers rangers rencontrés. M’ont dit que les « cousins » de notre ours brun étaient sans doute dans le coin. M’ont conseillé d’acheter un « Pepper Spray » (bombe à poivre anti-ours) et de ne plus le quitter. Mouais… A utiliser avec précaution, le vent tourne souvent ici…

Trouille

4 août 2009
Bon, ben, fallait bien que ça arrive...
Cette photo a été prise plus tard dans la soirée, après l'événement relaté ci-contre.

5 réponses to “Trouille”

  1. patricia girot:

    Géant !!!!! Pour valérie : as-tu pensé au conseil de Nicolas Vannier ? Le regarder droit dans les yeux ? (tout en reculant, ce qui était évidemment impossible !!!!!! ). bises

  2. greg:

    Jolie aventure avec Winnie ;)

  3. christophe:

    il va falloir que tu te mettes aux combats en corps à corps si ça continue.

    T’es pas très joueur je vois.

    lol

  4. admin:

    Coucou Patricia,
    en fait, on connaît bien les règles de base, mais une fois devant nounours on ouvre de grands yeux, la mâchoire tombe et on se transforme en statues de pierre, pas très loquaces. Bref, on oublie tout… Nous ne sommes pas encore des aventuriers accomplis…

  5. createam guru:

    Aller, reviens nous vite, la mutuelle ne rembourse pas les attaques d’ours. Tu seras mieux sous un kino en studio.

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