Katmai

Les premiers ours que nous rencontrons sont des… oursons ! Bien sûr, maman n’était pas loin et a d’ailleurs su s’y prendre pour nous éloigner (quelques grognements ont suffi).

Katmai

Durant toute cette journée, les ours ont adopté des attitudes… variées. Parfois comiques.

Katmai

Celui-là n’aimait pas du tout le bruit de mon déclencheur. Et me le faisait bien sentir.

Katmai

Forcément, ours brun + saumon bien rouge = photogénique
PS : ces saumons sont rouges car très « matures » comme on dit. Sans goût pour nous, ils satisfont en revanche les ours.

Katmai

Ils sont parfois passés très près. Consigne du guide : « restez groupés et parlez ! Identifiez-vous comme humains ! »

Katmai

L’ours derrière et les saumons devant qui tentent de lui échapper.
Un « Run » que nous avons pu observer de nombreuses fois. Et une de mes photos préférées.

Katmai

L’ours brun n’est pas toujours… brun. De nombreuses variantes existent. On dit de celui-ci qu’il est « blond ».

Katmai

J’aime pas trop quand il me renifle comme ça. En même temps, c’est plutôt bon signe : il prend le temps de m’identifier comme « humain-moins-bon-que-le-saumon »

Katmai

La hiérarchie est assez stricte. Tant que le « senior » devant n’a pas attrapé son poisson, le plus jeune attend sagement derrière…

Katmai

Au fait, Katmai, vu d’en haut, ça ressemble à ça.

Katmai

L’hydravion. Un « De Havilland » spécialement conçu pour ce genre de terrain. Pour décoller, une vitesse de 80 km/h et 100 mètres lui suffisent. Ne pas oublier de l’amarrer avant de partir à la rencontre des ours ;-)

Une journée au paradis chez les ours

7 août 2009
On en rêvait depuis longtemps. Nous l'avons fait : passer une journée à Katmai. Un parc national qui présente plusieurs particularités :
1 - Aucune route n'y mène. Il faut donc opter pour le bateau (c'est long...) ou l'hydravion (plus rapide et vous pose au beau milieu)
2 - L'espace est totalement sauvage. Aucune piste, même pour les randonneurs. Seule la toundra occupe le champ de vision. Et c'est grand, très grand. Les animaux qui y évoluent n'en connaissent pas eux-mêmes les frontières.
3 - C'est l'une des zones de concentration des plus grands ours bruns. Ceux qui ont le privilège de se nourrir de saumons.

Problème : se rendre à Katmai n'est pas chose aisée. Il faut d'abord trouver des places à bord d'un hydravion. Pas facile, les places sont chères (au sens propre et figuré). En août par exemple, j'ai compté que 40 à 50 personnes par jour peuvent y accéder par hydravion. Ensuite, il faut que la météo soit de la partie. Ce qui demande de la patience... Certains essayent d'y aller une fois, deux fois, trois fois ou plus sans pouvoir se poser sur l'un des lacs. Dans notre cas, la deuxième tentative fut la bonne. Lors de la première, le pilote n'a pas pu trouver une brèche dans les nuages pour ensuite zigzaguer à vue entre les montagnes et trouver où se poser. Mais deux jours plus tard, quand nous avons réessayé, un ciel bleu immaculé nous attendait.

Le pilote a donc pu nous poser. Et ensuite, ce fut... le paradis. Bien loin de nos expériences précédentes, nous avons pu observer les ours dans des conditions idéales, le terrain nous permettant de nous placer assez près (environ 50 mètres, parfois moins) tout en offrant des protections naturelles. Surtout, les ours sont si affairés à s'occuper des poissons que les humains sont pour eux très secondaires.

Comment résumer la journée ? Je n'ai pas un goût prononcé pour les superlatifs. On va donc éviter. Disons seulement que nous allons revivre longtemps et souvent cette journée. En parlant d'images, en ayant pris soin d'effacer immédiatement ce qui n'était pas exploitable, je rapporte environ 300 photos de cette journée à Katmai. Les week-ends à Paris vont être occupés ;-)

Ci-contre, un premier zapping.
Enjoy.

PS 1 : le retour à Paris approche. Pas sûr de mettre à jour le blog à nouveau d'ici là. Je vais déconnecter une dernière fois avant de rempiler. Et puis, ces images de Katmai, c'est une bonne manière de clôturer le périple (au moins sur ce blog) non ?

PS 2 : Merci pour vos commentaires (sur le blog, sur Facebook) et pour vos mails. Cela aussi a donné une dimension particulière à ce voyage.

Un commentaire ?